Wolfram Alpha lancé, vivement Wolfram Bêta
Wolfram Alpha est annoncé comme l'outil de recherche le plus excitant de l'année 2009 même si, nous disait-on il ne fallait pas le comparer aux outils existants, force est de constater que sous des abords séduisants la déception est au rendez-vous.

Lancé avec quelques jours d'avance dans la soirée du 15 mai (heure française) nous ne pouvions bien évidemment manqué de réaliser un test de ce nouveau moteur de recherche annoncé comme intelligent et, comme nous avions été invité à le faire avons mis de côté tout ce que nous tenions des moteurs de recherche web et avons ouvert notre esprit à une façon nouvelle de rechercher de la "connaissance".
Il convient de reconnaître quand bien même le design est une affaire de goût que la réalisation de Wolfram Alpha est excellente notamment en ce qui concerne l'intégration des résultats de recherche (ce que Wolfram va chercher pour vous). Les cartes, les tableaux et les données brutes s'imbriquant merveilleusement bien ce qui autorise un affichage pertinent des données renvoyées.
Mettons tout d'abord à part la qualité des résultats pour s'en tenir au processus de recherche, il n'est bien entendu pas détaillé mais l'on trouve rapidement mention de collectes de données web et de bases diverses dont littéraires aux fins de confectionner la base de données nécessaire au fonctionnement du moteur de recherche et à son but principal : la compilation des connaissances. A noter que quoiqu'il soit sensé répondre à des requêtes faites en langage naturel cette qualité lui fait presque entièrement défaut et il faudra veiller à affiner les termes pour que le résultat compilé convienne à votre attente ; quand on dit convienne c'est hélas un vain mot car WolFram Alpha ne fait pour l'heure rien de bien transcendant, du moins rien de mieux que Google auquel nous nous étions pourtant promis de ne pas le comparer.
La pertinence des résultats voilà où cela blesse, Wolfram Alpha est en effet loin d'être pertinent, du moins sur les requêtes un tant soit peu recherchées. Ainsi si vous lui demandez la date de naissance d'un homme célèbre, d'afficher la carte d'un pays, la date d'édification de la tour Eiffel il saura faire mais sans aller jusqu'à lui demander le nom de Dieu certaines informations sont pour le moins surprenantes.
Ainsi le calcul des distances est souvent aléatoire, Wolfram Alpha navigue à vol d'oiseau ne manque pas par exemple de vous proposer 61 heures de voiture à 55 mph si vous décidez de partir de Brest pour vous rendre à New-York (une erreur que Google maps a corrigé depuis longtemps), surtout l'étendue des connaissances renvoyées semble pour l'heure bien faible d'autant qu'il est le plus souvent impossible d'affiner certains points autrement que par un clic sur les liens externes proposées (ils conduisent à Wikipedia et à Google). Inutile également d'y trouver ne serait-ce que la qualité d'information d'une page généraliste de l'encyclopédie Wikipedia (impossible par exemple d'avoir la liste des montagnes d'une région française alors que l'information est presque complète sur Wikipedia, etc).
En conclusion et même si cette intelligence artificielle ne saura qu'apprendre au fil du temps, Wolfram Alpha est loin à notre avis révolutionner la recherche de connaissance et n'atteint même pas le niveau de Google avec sa recherche universelle ou l'addition de ses nombreux services.
Lien :Wolfram Alpha [en]
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